Oracle (nom masculin, subst. masculin)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Nom masculin 

XII e siècle. Emprunté du latin oraculum , « parole d'un dieu, », lui-même dérivé de orare , « parler ».
1. Selon la croyance des Anciens, réponse d'une divinité que l'on venait consulter en un lieu sacré, et dont un interprète inspiré devait dévoiler le sens, sans parvenir toujours à l'éclairer. Rendre des s. Pour recevoir les s, on recourait à divers procédés, tels que l'observation du vol des oiseaux, le son rendu par un bassin en bronze, ou encore le bruissement du feuillage des arbres. Les s sibyllins , les prédictions des sibylles, en particulier celles de la sibylle de Cumes. Les s de la Pythie . Par méton. Le sanctuaire dans lequel on interrogeait la divinité, selon des formules rituelles. L' de Zeus à Olympie, à Dodone, l' d'Apollon à Delphes, à Didyme . Par anal. . La parole de Dieu, telle qu'elle s'exprime par la bouche des prophètes. Oracle de Yahvé . Par ext. La divinité elle-même ; celui ou celle qui parlait en son nom. Consulter l'oracle. L' est muet. L' avait prédit la victoire . Expr. fig. Parler comme un , avoir un ton d' (on dit plus rarement un ton oraculaire ), affecter un ton décisif et sentencieux, prendre des airs de mystère pour faire connaître ses vues. Être écouté comme un , se dit d'une personne à laquelle on reconnaît la plus grande autorité, en qui l'on place une confiance aveugle. Titre célèbre : Histoire des s, de Fontenelle (1687).
2. Fig. et parfois iron. Se dit des avis d'une personne considérée comme infaillible, que l'on suit sans réserve ; par ext., cette personne elle-même. Ses réponses étaient reçues comme autant d'oracles .


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom masculin 

Réponse que les anciens Grecs et les anciens Romains s'imaginaient recevoir du dieu qu'ils avaient consulté. "Les s étaient ordinairement ambigus. Rendre des s. Expliquer des s."
"Les s des sibylles, les s sibyllins," Les prédictions attribuées aux sibylles.
ORACLE se dit aussi de la Divinité même qui rendait des s. "Consulter l'oracle. L'oracle est muet. L' avait prédit que... L' de Delphes."
Fam., "Parler comme un , d'un ton d'oracle, avoir un ton d'oracle," Parler d'un ton solennel, qui n'admet ni le doute, ni la contradiction.
ORACLE se dit, par analogie, des Vérités énoncées dans l'Écriture sainte ou déclarées par l'Église.
ORACLE se dit aussi, figurément, de l'Opinion formulée, sur un ton décisif, par une personne que son autorité fait considérer comme infaillible. "Toutes ses paroles sont autant d'oracles pour son entourage."
Il se dit aussi de Celui qui formule cette opinion décisive. "C'est l' de son cercle."
Dans ces deux acceptions, il s'emploie souvent ironiquement.



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. masculin 



 1   Chez les païens, réponse de la divinité à ceux qui la consultaient ; elle se rendait dans les temples et autres lieux consacrés par la religion.
CORN.: « Enfin, mon désespoir, parmi ces longs obstacles, M'a fait avoir recours à la voix des s ; Écoutez si celui qui me fut hier rendu Eut droit de rassurer mon esprit éperdu »
CORN.: « Un jamais ne se laissa comprendre, On l'entend d'autant moins que plus on croit l'entendre »
RAC.: « Un toujours se plaît à se cacher ; Toujours avec un sens il en présente un autre »
RAC.: « Croyez, du moins, croyez que, tant que je respire, Les dieux auront en vain ordonné son trépas ; Cet est plus sûr que celui de Calchas »
RAC.: « Un dit-il tout ce qu'il semble dire ? »
ROLLIN: « Dodone célèbre par le temple et l' de Jupiter »
FONTEN.: « L'Écriture sainte ne nous apprend en aucune manière que les s aient été rendus par des démons, et dès lors nous sommes en liberté de prendre parti sur cette matière »
FONTEN.: « Les s n'ont cessé qu'avec le paganisme, et le paganisme ne cessa pas à la venue de Jésus-Christ »
FONTEN.: « La fourberie des s était trop grossière pour n'être pas enfin découverte par mille différentes aventures »
VOLT.: « Sous Adrien, Dion Chrysostome raconte qu'il consulta l' de Delphes, et il en rapporta une réponse... »
VOLT.: « Un dieu assez inconnu nommé Besa, selon Ammien Marcellin, rendait encore des s sur des billets, à Abyde, dans l'extrémité de la Thébaïde, sous l'empire de Constantin »
VOLT.: « Tous les ministres avaient un profond respect pour les s ; tous convenaient ou feignaient de convenir qu'ils étaient le fondement de la religion »
D'ALEMB.: « Fontenelle avait donné en 1586, d'après le médecin Vandale, l'histoire des s, un de ses meilleurs ouvrages, et peut-être celui de tous auquel le suffrage unanime de la postérité est le plus assuré »
CONDILL.: « Une pythie monte sur le trépied, des prophètes l'entourent, ils recueillent les mots qui lui échappent, les interprètent, les mettent en vers, et on a des s ; ainsi s'est établi l' de Delphes, le plus célèbre de la Grèce »
    Fig.
BÉRANG.: « La raison, par ses conquêtes, Nous bannit des vieux donjons, Le monde a changé d'oracles, Nos prodiges ont cessé, L'homme fait les miracles ; Notre règne est passé »
    Les s des sibylles, les s sibyllins, titre d'une collection de prétendus s de la sibylle, dont la fabrication est attribuée aux Juifs et aux premiers chrétiens.

 2   La divinité même qui rendait des s. Aller consulter l'oracle.
D'ABLANCOURT: « Alexandre envoya à l' d'Ammon pour avoir permission de sacrifier à Ephestion, mais l' le défendit »
    Familièrement. Parler comme un , très bien parler.
    Parler d'un ton d'oracle, avoir un ton d'oracle, parler de manière à commander la croyance.
    S'exprimer en style d'oracle, s'exprimer d'une manière ambiguë.

 3   Terme de l'Écriture. L'oracle, nom du saint des saints, c'est-à-dire du lieu le plus sacré dans le temple des Juifs.
SACI: « Il [Salomon] fit en tel espace le lieu intérieur de l'oracle, qui est le saint des saints »
SACI: « L' avait vingt coudées de long, vingt coudées de large, et vingt coudées de haut »
SACI: « Les prêtres portèrent l'arche de l'alliance du Seigneur au lieu qui lui avait été destiné, c'est-à-dire près de l' du temple dans le saint des saints »
    Parmi les Juifs, les paroles de Dieu.
     Psaumes, dans RICHELET: Tous les s du Seigneur sont constants et infaillibles
BOSSUET: « Quel autre a fait un Cyrus, si ce n'est Dieu, qui l'avait nommé deux cents ans avant sa naissance dans les s d'Isaïe ? »
RAC.: « L'arche sainte est muette et ne rend plus d'oracles »
    Parmi les chrétiens, même sens.
RÉGNIER: « Pour moi, les huguenots pourraient faire miracles, Ressusciter les morts, rendre de vrais s, Que je ne pourrais pas croire à leur vérité ; En toute opinion je fuis la nouveauté »
BOSSUET: « L'Église par laquelle le Saint-Esprit rendait ses s »
BOSSUET: « Pour combattre toute innovation ou variation qui pourrait arriver dans la foi, il [Vincent de Lerins] dit que les s divins ne cessent de crier : Ne remuez point les bornes posées par les anciens »
BOURDAL.: « C'est un de l'apôtre et par conséquent un de la vérité éternelle, que la sagesse de ce monde est ennemie de Dieu »
BOURDAL.: « La pénitence purement intérieure ne suffit pas, et tous les s de la foi nous apprennent qu'il y faut joindre l'extérieure »

 4   Fig. Décisions données par des personnes d'autorité et de savoir.
RÉGNIER: « Pour on tiendra cette croyance folle »
SÉV.: « En vérité, tout est si caché à Versailles, qu'il faut attendre en paix les s qui en sortent »
BOSSUET: « Ces augustes tribunaux où la justice rend ses s »
BOSSUET: « Que dirai-je du dangereux artifice qui fait prononcer à la justice, comme autrefois aux démons, des s ambigus et captieux ? »
BOSSUET: « Digne de prononcer les s de la justice »
FLÉCH.: « Il parle et chacun écoute ses s »
RAC.: « J'approchai par degrés de l'oreille des rois ; Et bientôt en on érigea ma voix »
    Sentiment qui contient quelque chose de beau et de solide.
RAC.: « L'honneur parle, il suffit : ce sont là nos s »
    Les personnes mêmes qui donnent ces sortes de décisions, qui émettent ces sortes de sentiments.
RÉGNIER: « Être des étrangers pour tenu »
LA FONT.: « Si ce qu'on dit d'Ésope est vrai, C'était l' de la Grèce ; Lui seul avait plus de sagesse Que tout l'aréopage.... »
LA FONT.: « En gens coquets il [l'amour] change les Catons, Par lui les sots deviennent des s »
MOL.: « Vous êtes le seul sage et le seul éclairé, Un , un Caton, dans le siècle où nous sommes »
BOSSUET: « Saint Athanase qui était l' de l'Église »
FLÉCH.: « Cet homme admirable [l'abbé Jean], qui était comme l' de son siècle »
LA BRUY.: « Il est l' d'une maison, celui dont on attend, que dis-je, dont on prévient, dont on devine les décisions »
LA BRUY.: « Les mourants qui parlent dans leurs testaments peuvent s'attendre à être écoutés comme des s »
VOLT.: « Vous ne savez pas à quel point l'abbé Desfontaines est l' des provinces »
VOLT.: « Son fameux chancelier Pierre des Vignes, son conseil, son , son ami depuis plus de trente années »

 5   S. m. pl. Titre de certains poëmes orphiques.

HISTORIQUE
    XVIème siècle
RONS.: « Jadis en vers se rendoient les s, Et des hauts dieux les hymnes sont en vers »

ÉTYMOLOGIE
    Lat. oraculum, de orare, parler, qui est le dénominatif de os, oris, bouche.


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. masculin 


Réponse que les païens s'imaginaient recevoir de leurs dieux. "Les s étaient ordinairement ambigus. Rendre des s. Expliquer des s."
"Les s des sibylles, les s sibyllins," Les prédictions attribuées aux sibylles.



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit aussi de La divinité même qui rendait des s. "Consulter l'oracle. Aller à l'oracle. L' est muet. L' avait prédit que... L' de Delphes."
Fam., "Parler comme un ," Très-bien parler.
Fam., "Parler d'un ton d'oracle, avoir un ton d'oracle," Affecter un ton confiant, imposant, sentencieux, qui commande la croyance.
Fam., "S'exprimer en style d'oracle," S'exprimer d'une manière ambiguë, obscure.



3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit, figurément, Des vérités énoncées dans l'Écriture sainte, ou déclarées par l'Église. "Les s de la sainte Écriture. Les s des prophètes. Les s divins. L'Église prononce ses s dans les conciles."
"Les s de la justice," Les arrêts, les sentences, les décisions des tribunaux. "Ce grand magistrat était digne de rendre les s de la justice."



4ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit aussi, figurément, Des décisions données par des personnes d'autorité ou de savoir. "Ses discours sont des s. Les réponses de ce grand prince, de ce sage étaient autant d'oracles. Les aphorismes d'Hippocrate sont des s dans la médecine."
Il se dit encore, figurément, Des personnes mêmes qui donnent ces sortes de décisions. "Un tel est un . C'est son . Cet homme-là est l' de son pays, de sa ville, de sa compagnie. Il passe pour un dans son parti. En jurisprudence, Cujas est un ."



1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Réponse que les Païens s'imaginoient recevoir de leurs Dieux. "Les Oracles étoient ordinairement" "ambigus. Rendre des s. Expliquer un ".
Il se dit aussi De la Divinité même qui rendoit des s. "Consulter l'oracle. Aller à l'oracle. L' est muet. L' avoit prédit".
On dit, "Les s des Sibylles," pour dire, Les prédictions attribuées aux Sibylles.
On dit, "Il a parlé comme un ," pour dire, Il a très-bien parlé; et, "Parler d'un ton d'oracle, avoir un ton d'oracle," pour dire, Affecter un ton confiant, imposant, sentencieux, et qui commande la croyance. On dit aussi, "S'exprimer en style d'oracle," pour désigner Un discours ambigu, mystérieux.



2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Oracle, se dit figurément Des décisions données par des personnes d'autorité ou de savoir. "Ses discours sont des oracles. Les réponses des grands Princes sont des s. Les aphorismes d'Hippocrate sont des s dans laMédecine".
Il se dit encore figurément Des personnes mêmes qui donnent ces sortes de décisions. "Un tel est un . C'est son . Cet homme-là est l' de son Pays. En Jurisprùdence, Cujas est un ".



3ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Oracle, se dit aussi figurément Des vérités énoncées dans l'Écriture-Sainte, ou déclarées par l'Église. "Les oracles de la Sainte Écriture. Les s des Prophètes. Les s divins. L'Église prononce ses s dans lesConciles".



1ère signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



Réponse que les Païens s'imaginoient recevoir de leurs Dieux. "Les Oracles étoient ordinairement ambigus. Rendre des s. Expliquer un ."
Il se dit aussi De la Divinité même qui rendoit des s. "Consulter l'oracle. Aller à l'oracle. L' est muet. L' avoit prédit."



2ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



se dit figurément Des décisions données par des personnes d'autorité ou de savoir. "Ses discours sont des s. Les réponses des grands Princes sont des s. Les aphorismes d'Hippocrate sont des s dans la Médecine."
Il se dit encore figurément Des personnes mêmes qui donnent ces sortes de décisions. "Un tel est un . C'est son . Cet homme-là est l' de son" "pays. En Jurisprudence, Cujas est un ."



3ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



se dit aussi figurément Des vérités énoncées dans l'Écriture-Sainte, ou déclarées par l'Église. "Les s de la Sainte Écriture. Les s des Prophètes. Les s divins. L'Église prononcé ses s dans les Conciles."



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Subst. masculin 

Réponse que les Payens s'imaginaient recevoir de leurs Dieux. 'Rendre "des s". Expliquer "un ". '"Les s" étoient ordinairement ambigus.
- 2°. "Figurément", les vérités énoncées dans l'Écritûre, ou déclarées par l'Église. 'Les divins "oracles": '"les s" des Prophètes. 'L' Église a prononcé "ses s"; il faut se soumettre.
- 3°. Décisions donées par des persones d'autorité et de savoir. 'Ses discours sont "des s". = En ce sens, il se dit des "persones". C'est "mon ": il est "l'oracle" du Barreau. '"Vaugelas" est un des "oracles" de notre langue.



Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Subst. masculin 


Response que les Payens croyoient recevoir de leurs Dieux, & qui estoit renduë par leurs Idoles ou par d'autres voyes. "Les s estoient ordinairement ambigus. rendre des s. expliquer un ".
Il se prend aussi pour la Divinité mesme qui rendoit les s. "Consulter l'oracle. aller à l'oracle. l' d'Apollon. l' de Delphes. l' de Jupiter Ammon. les s cesserent de parler. l' est muet. l' avoit predit".
"Oracle," se dit fig. des Decisions données par des personnes d'authorité ou de sçavoir. "Ses discours sont des s. les responses des grands Princes sont des s. les aphorismes d'Hipocrate sont des s dans la medecine".
Il se dit aussi fig. Des personnes mesmes qui donnent ces sortes de decisions. "Un tel est un . Il se fait escouter comme un . En Jurisprudence Cujas est un . avez-vous consulté l'oracle?"




Emplacement dans le dictionnaire :

option
optique
opulemment
opulence
opulent
opuntia
opuscule
or
or blanc

orage
oragé
orager
orageusement
orageux
oraison
oral
orale
oralement
orang-outang
orange




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Jean MORÉAS (Iphigénie)

...le fier ressentiment, qu'à son autel enfin il faut qu'on sacrifie... Le Vieillard achève, Agamemnon. Agamemnon ma fille Iphigénie ! Le Vieillard malheureux, qu'ai-je appris ? Agamemnon cet oracle odieux épouvante la terre et fait injure aux cieux. À peine je l'entends, qu'aussitôt je décide de quitter et le spectre et la lance homicide, de renvoyer l'armée et de ne plus songer que d'un frère...


Citation n°2 de Jean MORÉAS (Iphigénie)

...dans nos états retourner sans honneur et qu'Hélène demeure avec son ravisseur ? Tes plaintes et tes cris alléguaient mon outrage, et tu n'étais touché que de ton seul dommage. Tu consultes l'oracle, et le divin Calchas, qui sans l'aveu des dieux ne prophétise pas, afin que nos vaisseaux fendent la mer Égée, afin que Troie un jour par nous soit saccagée, ordonne d'immoler ta fille sur...


Citation n°3 de Jean MORÉAS (Iphigénie)

...sont faits cendre, il n'est point d'étincelle qui dissipe jamais leur nuit perpétuelle. J'avais la rage au coeur et j'étais insensé, mais je vois à présent que j'avais mal pensé. Ah ! Celle dont l'oracle a demandé la vie, n'est-ce pas ton enfant, ta belle Iphigénie ? Oui, c'est le sang d'un frère, et sous le fer cruel du même coup le mien arroserait l'autel. Sèche, sèche tes pleurs, que l'ancienne...


Citation n°4 de Jean MORÉAS (Iphigénie)

...soldats, les soldats et les chefs. Ménélas ils ne le pourront pas, si ta fille aussitôt retourne dans Mycène. Agamemnon non, ne nous flattons plus ; ton espérance est vaine. Calchas révélera l'oracle. Ménélas il est aisé de rendre plus discret ce prophète rusé. Agamemnon mais un autre péril entre tous nous menace : du bâtard de Sisyphe, ah ! Connais-tu l'audace ? Ulysse n'est-il pas de cet...


Citation n°5 de Jean MORÉAS (Iphigénie)

...Ménélas il est aisé de rendre plus discret ce prophète rusé. Agamemnon mais un autre péril entre tous nous menace : du bâtard de Sisyphe, ah ! Connais-tu l'audace ? Ulysse n'est-il pas de cet oracle instruit ? Ménélas c'est un homme pervers, assurément. Agamemnon il nuit volontiers. Ménélas a bien feindre il a mis son étude. Agamemnon il est toujours d'accord avec la multitude. Ménélas il...


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